14/07/2011

NEOTROPIC - "Prestatyn" MCD. 2006.

Que de changements depuis l'album "Mr Brubakers Strawberry Alarm Clock" sorti il y a maintenant douze ans... Le style de Neotropic est maintenant beaucoup plus épuré, toujours trip hop dans le sens initial du terme (Mélange très présent de styles et d'instruments hétéroclites), mais s'en éloignant fortement dans le sens ou les bidouillages électroniques et les beats se font rares: C'est plus naturel et simplement plus proche de l'ambiant...

Le premier titre commence de façon carrément ambiante: Une flûte et un instrument à vent (Situé dans les graves) cohabitent et s’emmêlent doucement autour de quelques notes de guitare sèche. Un sorte de ruisseau s'écoule juste devant nos yeux. C'est presque relaxant, mais il y a une certaine tristesse, une certaine solitude. Ca m'évoque un paysage pur et dénué de toute présence urbaine, comme la mer en automne, ou l'orée d'un bois... Ensuite un thème à l'esprit plus désolé apparaît; Puis l'intensité monte, la tristesse se fait plus tangible. Un beat électro sympathique fait son apparition et cette tristesse prendrait des tournures plus menaçantes. Enfin le morceau se termine presque brusquement.
Il y a quelque chose. Pas mal.

Le deuxième titre détend l'atmosphère et fait presque dans le zen. Quelques notes de guitare acoustique dénuées de soucis accompagnent un saxophone qui s'installe et prend ses aises. Ca m'évoque assez la sérénité, voir une certaine pleinitude par moments. Pas vraiment mon truc, mais pas mal dans le style.

Le troisième titre débute par des chœurs de vocaux féminins sous écho donnant une touche presque "classique", disons que le rendu est très épuré.
Puis arrive une guitare acoustique assez mélancolique mêlée à des sons trip ambiants, auxquels des vocaux plaintifs viennent se joindre... Au fur à mesure du morceau le côté ambiant prend le dessus, à l'aide de violons, de nappes et de sons. J'ai un peu fait l'overdose de ce type de plans à la guitare acoustique, mais les différents sons ambiants m'aident à ne pas faire attention. On se croirait presque dans un paysage triste et assez déserté comme la mer du Nord en hors saison (A croire qu'elle vit maintenant dans ce type d'environnement). Il y a dans ce morceau, et à plusieurs reprises, une certaine tonalité (Voir une intensité) qui peut faire penser à un adieu, ou est-ce juste une certaine mélancolie? Les différentes parties s’enchaînent bien, de façon fluide, pour un morceau de 16 minutes c'est assez vivant.
Pas mal aussi.

Il semble y avoir un petit problème sur la pochette qui annonce 4 titres alors que 3 pistes présentes, mais si le découpage n'est pas parfait ça ne change rien à l'écoute...

Je ne garantie pas que ce disque retourne l’auditeur, ou qu’il soit assez électrique au niveau des émotions ressenties (Est-ce seulement le but de l’ambiant?), mais quand on rentre dedans le voyage est pas mal et je pense que les amateurs de disques de Mike Oldfield pourraient s’y retrouver.