23/12/2011

NADA SURF "Popular" CD Single. 1996

NADA SURF "Popular" CD Single. 1996. Indie rock

Comme les fréquences de diffusion de la bande FM vont disparaître, pourquoi ne pas ressortir les CDs singles qui ont eu un certain succès sur les ondes quand j'étais au collège et au lycée? Il y eut pas mal de groupes proposant des morceaux courts assez accrocheurs, qui ont eu du succès juste le temps d'un single, juste le temps de rafraîchir l'esprit des auditeurs (Avant de se faire éjecter). Certains n'ont pas duré très longtemps, mais d'autres ont quand même enregistré pas mal de choses, plus loin de la lumière des projecteurs, comme NADA SURF qui ont quand même pu faire six albums...
Leur titre connu, "Popular" était pas mal, il évoluait dans du rock assez mélancolique proche du RADIOHEAD de l'époque, avec une mélodie de guitare simple assez accrocheuse et un autre passage plus "énervé" avec guitare saturée, c'était assez désabusé mais aussi assez facile d’accès niveau structure ou thème abordé (Typiquement le genre de sentiment adolescent).
Le chant est pour une moitié composé du discours qui ressemble à un présentateur de TV ou un animateur radio décrivant le flot de news qu'il découvre en direct, au fur à mesure il devient plus speed et énervé... L'autre moitié est chantée dans le style rock assez triste (Voir désabusé) mais sans l'être trop (Ca reste chanté et "pop")... Ainsi le présentateur et le chanteur semblent se répondre chacun leur tour, ça rend pas mal... Je trouve amusant que ce morceau soit assez triste, assez lancinant, alors que le vocaliste dit "I'm popular", comme si le fait d'être célèbre n'était pas fait que d'avantages, n'était pas aussi positif qu'on veut nous le faire croire...

Ce disque contient deux autres morceaux, qui sont inédits, mais le style est assez différent... Il n'y a plus de lancinement ou d'influence proche de RADIOHEAD...
Le premier qui s'appelle "Pressure free" est moins rock, plus pop, il me rappelle pas mal certains trucs assez motivés et positifs des vieux R.E.M... Ca fait un peu collège band adolescent sur les bords... Dans le style c'est pas mauvais, mais bon c'est pas mon truc...
Le deuxième qui est intitulé "Oh no" revient à quelque chose de plus rock, il est un peu punk sur les bords mais dans sa version pop punk proche de GREEN DAY (Et pas NOFX, c'est pas délirant) quoique c'est un peu moins mélodique... C'est correct dans le style, mais pareil c'est pas mon truc...
A la place j'aurais préféré deux autres titres plus tristes ou gentiment lancinants...
Quoiqu'il en soit, si vous aimez les vieux RADIOHEAD et que vous tombez sur le morceau "Popular" par hasard en cherchant sur votre vieille radio, ne tournez pas le bouton comme un malade, il est plutôt sympa... (Et il faisait moi préfabriqué que les groupes actuels du même style).

SAMSON "Are you samson" LP. 1969

SAMSON "Are you samson" LP. 1969. Prog rock

Nom de dieu, c'est vraiment un vieil enregistrement...
J'étais tombé dessus pour une bouchée de pain sec chez un disquaire d'occasion, le visuel assez historique et tragique avec les lettres écrites en police grecque m'avaient laissé penser que ça aurait pu être un des tous premiers albums des anglais de SAMSON (Qui jouaient du hard rock)... Mais j'aurais peut-être du porter plus attention au collage de pochette, car aucun des membres ne ressemble à Bruce Dickinson et leurs fringues font peut être un peu trop soft et années 70 pour le style...
Ce SAMSON dont il est question venait aussi d’Angleterre, et avait existé une courte période de temps à la fin des années 70, juste le temps de faire quelques concerts et enregistrer ce disque... Le style musical évoluait quelque part entre les débuts du rock progressif (Assez proche des premiers GENESIS), le rock psychédélique de la fin des années 70 et la pop d'époque.
Les morceaux proposés par le groupe sont assez classiques dans la forme (Pour du prog), et il n'y a pas vraiment de montée émotionnelle, mais ça sonne plutôt bien et l'utilisation de trompettes apportait un petit quelque chose en plus, notamment au niveau des textures sonores (Dans les passages les moins dynamiques, ça donne une impression de tristesse assez intéressante), et je trouve ça assez agréable.
Je parlais précédemment de progressif mais on était alors en 1969 et le style n'avait pas atteint un niveau de technique et de complexité relativement inaccessible, c'est moins chargé et dynamique que GENESIS même si l'état d'esprit n'est pas très loin, quelque part je trouve ça plus proche du premier DEEP PURPLE ("Shades of deep purple" alors que le groupe ne jouait pas du hard), l'orgue peut faire penser aux DOORS, et dans les moments les plus softs on a l'impression de passer dans la pop plus conventionnelle de HERMAN'S HERMITS (Qui avaient enregistré le tube "No milk today").
Pour décrire un peu plus la musique, j'ajouterais que les morceaux contiennent généralement plus de variations que la pop classique (D'où le côté prog), qu'ils ont un petit côté théâtral, que les chants sont assez souvent doublés et donnent une impression de chœurs assez purs, que l'orgue et la trompette sont assez présents.
"Are you samson" est un disque correct, avec à la fois ses moments sympas et ses longueurs, ses choses qui sonnent bien et ses moments plus dispensables... Personnellement j'aurais préféré que le progressif prenne plus de place au détriment de la pop la plus classique, mais vu l'époque...
Ce disque ferait un objet assez bien placé dans les collections de gros fans, quelque part entre vieille pop psychédélique et rock progressif des tous débuts.

WEST, BRUCE & LAING "Why dontcha" LP. 1972


J'avais découvert ce disque en cherchant dans la collection de vieux vinyles de mon père, j'avais 13 ou 14 ans et je voulais du hard rock, du hard rock, et seulement du hard rock! Dommage pour moi, sa collection de disques était éclectique, et je devais passer par des enregistrements auxquels je ne comprenais rien pour trouver des trucs bien hard... J'avais notamment bien accroché au premier morceau de cet album de WEST, BRUCE & LAING, et seulement le premier morceau! Le reste pour moi c'était pas du hard, c'était mou, c'était pas bien! 

Puis bon le temps a passé, j'y suis revenu plusieurs fois, pour finalement bien comprendre l'ensemble du truc...
Commençons par le premier titre, celui qui m'avait bien botté! "Why dontcha" est un bon morceau du hard rock dans le style originel, qui pète pas mal, j'y vois une sorte de mélange Scorpions/ Ac/dc en un peu plus "bourrin" avec des touches Deep purple, avec des vocaux assez gras et un bassiste qui ne se contente pas de toujours suivre... Simple et efficace, pour l'époque c'était pas de la gnognotte!


Ensuite "Out into the fiels" qui est plus calme, est aussi plus surprenant... On est entre rock, hard rock et progressif, avec un côté presque visionnaire, hanté, laissant ressortir une certaine désolation, comme si un désastre imminent nous laissant tous impuissants allait se produire (Je vois la pochette du premier ANGEL WITCH). Ces chœurs presque rêveurs donnent un côté irréel vachement chouette. Un des meilleurs titres du disque! Classe et assez trippant.

"The doctor" est plus influencé blues, suivant les gammes classiques du style, avec néanmoins assez de pêche et de rythme pour être sympa... J'y ressent du Ted Nugent pour le côté nerveux... Ce chanteur a pas mal de coffre... Et ces effets de glissé donnent un côté chaud presque "stoner" qui coolifie vachement le tout... Vive la fumette.
Sur "Turn me over" on reste dans les gammes blues/ vieux rock, mais l'harmonica chauffe et la batterie est assez rythmée... D'ailleurs l'harmonica chauffe trop, s'il continue il va complètement le déglinguer! Pas trop mon kiff, mais l'harmonica sauve le truc. 

Après, le morceau hard blues "Third Degree" dessine une image de gros chien à trois pattes qui se meut lourdement, avec douleur... Il y a un côté un peu tordu qui n'aurait pas déplu aux Melvins s'ils avaient riffé en 1972, quoique le morceau prend une tournure plus classique avec piano, solo de guitare, et on se retrouve dans un café enfumé habituel... Ca aurait pu être plus étrange.

Je retourne le disque.

"Shake ma thing (Rolling jack)" est un titre assez classique entre blues et rock à touches hard, avec un piano néanmoins plus dynamique que la moyenne. Pas mauvais, mais pas mon kiff. J'aime le blues avec des pics (Et donc le Wolverine blues).

Après, "While you sleep" calme le jeu avec du blues acoustique qui sonne bien. Il y a ici de l'espoir, de la chaleur, on pourrait y voir la fin d'une journée relativement bonne. Pas mon truc, mais ça me semble pas mauvais du tout.
Et on accélère le rythme à nouveau avec "Pleasure" qui repart sur des gammes rock'n roll. Le pianiste tape à grands coups de paluches, le solo se tient. Ca n'apporte rien au moulin à broyer du vinyle, mais c'est assez nerveux dans le style. Guns 'n roses auraient pu en mettre dans leur plat de Spaghettis.

Après, "Love is worth the blues" étale le bitume sur la chaussée avec son hard rock assez épais et lourd... On est presque au niveau des premiers Accept niveau "puissance heavy", mais une dizaine d'années avant. Hop, voilà une accélération sabbathique sympa assortie de son solo. Comme on dit en anglais, ce morceau est "Quite cool".

Pour terminer, voilà le retours des chœurs assez irréels sur un bon morceau entre rock et hard rock intitulé "Pollution woman". On retrouve ce côté visionnaire qui me plaît bien... Et il y a ici un truc spécial, une sorte de sentiment de trahison, de s'être fait avoir encore une fois, mais qui n'explose pas sous forme de revanche: Il est contenu, presque caché; Puis l'intensité monte, monte... (Intéressant d'utiliser ici un chant masculin plus soft). Ce morceau, c'est pas rien non plus...

Conclusion: Environ 16 ans après, mon verdict a pas mal changé! Cet album contient plusieurs morceaux vachement bons (Quand le groupe est plus hard rock ou entreprenant), et les autres ont tous un niveau assez bon. En plus les musiciens ne sont pas des manchots, notamment le bassiste qui peut avoir ses propres lignes, le batteur qui en met quelques couches, ou le chanteur qui peut avoir un bon coffre quand il s'y met...
Des fois, quand on est jeune on passe à côté de choses assez trippantes...

BLACK SABBATH "Ausie knights" Bootleg. 1980

BLACK SABBATH "Ausie knights" Bootleg. 1980. Hard rock heavy metal

L'araignée se cachant dans ta narine gauche. Rien de tel qu'une bonne petite araignée venimeuse, casée au bon endroit, pour commencer une chronique de Black sabbath!
Ca va transpirer, ça va saigner, le public est chaud, les énormes croix gisant sur scène sont retournées en la direction de l'enfer… La fumée monte, monte…
Voilà, c'est un enregistrement live bootleg contenant deux disques, pour un total d'une heure et demi.
En le recevant je m'attendais à un son lointain, ou à des aigus qui grincent dans les oreilles... Mais je suis assez étonné car l'enregistrement est plutôt cool, assez rond (A ce niveau on est pas loin des 2-3 premiers albums du groupe).
Comme ce concert en Australie date de 1980, ce n'est pas Ozzy Osbourne derrière le micro, mais Dio. Les deux vocalistes n'ont pas le même style, le dernier est un peu plus hargneux et moins mélodique, il donne au groupe un côté un peu plus "puissant" mais aussi moins mystérieux que l'autre illuminé... Sa présence ne me dérange pas. Enfin quand j'écoute Black Sabbath c'est surtout pour la musique, principalement la guitare, donc c'est cool.
Le groupe semble ici assez en forme sur les deux premiers tiers, ils jouent bien et il n'y a pas de fausse note ou de truc étrange... Puis en fin de set la première moitié de "Iron man" me semble assez lente (Etait-ce une lourdeur voulue ou est-ce que ça patauge un peu? Comme le morceau ne s'y porte pas vraiment et que la suite regagne en énergie deux trois questions me passent par la tête...). Je n'ai pas ressenti de décollage fou, plus intense qu'un groupe de hard qui joue avec un certain plaisir, mais ça me semble avoir été quand même un bon concert qui valait le coup d'être vu pour les amateurs de hard rock.
La setlist reprend surtout des morceaux classiques du groupe (Warpigs, N.I.B, Sweet leaf, Black sabbath, Iron man, Paranoid), ainsi que plusieurs titres du nouvel album de l'époque (Neon knights, Children of the sea, Heaven and hell, Die young), avec un solo de guitare et un de batterie entre deux. Je ne suis pas complètement satisfait par cette liste, car ceux de l'album du moment ("Heaven and hell") ne me plaisent pas plus que ça (Hormis "Die young" qui est plus speed et prend des airs de Nwobhm... Et "Neon knights" est pas nul non plus, mais bon), puis certains morceaux qui me plaisent bien n'apparaissent pas (Je les aurais bien vus à la place de classiques comme "War pigs" ou "Sweet leaf" qui sont pas mal sans m’avoir jamais fait tripper plus que ça), mais l'ensemble donne quand même une bonne impression.
La version que j'ai en ma possession est un superbe double CDr avec jaquette photocopiée, mais vu la présentation assez "pro" rappelant beaucoup les bootlegs des années 80/90, je dirais que c'était sûrement sorti à la base en version CD pro (Les sales bootleggers se retrouvent ici bootleggés héhé).

09/11/2011

NOSFERATU - "Returning to the slaughter" Demo CDr. 2004

NOSFERATU - "Returning to the slaughter" Demo CDr. 2004. Heavy metal
Même si cette démo des brésiliens de NOSFERATU a quelques années, on pourrait la classer avec les groupes actuels qui jouent un heavy metal très proche de la NWOBHM des années 80, car le style de musique est proche, et que 2004 c'est pas si vieux que ça, non?
Alors forcément quand on parle de New Wave of British of Heavy metal on va retrouver des influences IRON MAIDEN: Elles sont ici bien présentes, pour des riffs assez lyriques, des mélodies à parfois deux guitares, et des trucs un peu plus burnés proches des tous premiers Maiden, mais NOSFERATU est aussi un peu plus "heavy" avec des riffs plus métalliques à la JUDAS PRIEST (Grosso modo période "British steel"), voir quelques passages thrash.
La production naturelle et assez "ronde" est pas très éloignée de "Melissa" de MERCYFUL FATE… J’aurais aussi pu faire un rapprochement pour la musique, mais l’ambiance est assez différente (Pas de trace de Satan à l’horizon, pas de côté spécialement tragique) donc je m’abstiendrais.
Par moments ils me rappellent aussi les grecs de WITCHCURSE pour un côté cool, peinard, mais le rendu est un peu différent (Ca fait peut-être un peu moins "amateur" dans le jeu...?)
"Returning to the slaughter" est une démo assez cool, qui sonne bien, et avec des morceaux qui pourraient couler comme du lait chaud...  Je n’ai rien senti de frénétique ou de frissonnant, mais l'ambiance chaude est cool et rien ne dérangerait le fan de heavy metal qui prendrait le risque de déposer ses oreilles dans le CD… Une démo peinard quoi.

04/11/2011

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

1. Salut! ZOE c'est quoi, c'est qui et ça vient d'où?

Fred : C’est la question qu’on nous pose tout le temps ! Mais pourquoi ce prénom féminin, quel est le rapport avec leur musique ? Eh bien il n’y en a pas ! En fait, à l’époque on cherchait un nom court, pour que ça soit plus facile à intégrer sur les t-shirts, les affiches, … Aldo a lancé ça comme ça et on a trouvé que c’était sympa. Par la suite, on a appris que ça signifiait « la vie » en grec, c'est aussi le nom d'une tribu du Nord de l'Amazonie, dans leur language ça veut dire "nous" et enfin c'est le nom de la première pile atomique française … plutôt cool non ?

Aldo : C’est quatre mecs qui font du rock’n’roll comme ils savent le faire, on nous dit que ça ressemble à du stoner, comme nous ne sommes pas contrariant, on fait donc du stoner ! ZOE c’est Mike à la basse, Vince à la batterie (il est également le batteur de Lofofora), Fred au chant et à la guitare et moi Aldo à la guitare. Notre musique à l’époque sonnait très seventies, on trouvait que ZOE collait bien au style que l’on faisait. La musique s’est durcie quelque peu, les influences seventies sont toujours là, même si elles sont moins flagrantes et le nom est resté



2. Qu'est-ce qu'il s'est passé de beau dans le monde de ZOE dernièrement?


F : On a été pas mal sur la route ces derniers temps, donc on a passé beaucoup de bons moments ensemble entres potes, sur scène et au bar aussi, on a fait des rencontres, des échanges … Cet été on est parti quelques jours en Espagne pour jouer au festival Arteficial à Ribadavia en Galice, c’était la deuxième fois qu’on y participait et le public est vraiment génial là bas. Le lendemain on a joué dans un bar, toujours à Ribadavia, et les gens étaient littéralement à genoux face à nous et gueulaient en chœur « Hijos de puta ! Hijos de puta », on a un peu bloqué sur le coup mais en fait là bas ca veut dire « Vous êtes super on adore ce que vous faites » :-)

A : On a beaucoup tourné pour promouvoir le deuxième album, « Dirty Little Sister », les concerts se terminent en janvier. Nous avons eu la chance de faire aussi le Métal Corner au Hellfest, de jouer avec Sepultura, de jouer sur certains festivals, de faire des super rencontres, la dernière fois dans notre « DustyTruck » on se demandait combien de concerts nous avions fait pour la promo de cet album ? On se disait qu’on avait dépassé la cinquantaine. Trois pages ne suffiraient pas pour raconter toutes les expériences vécues sur la route.  



3. Votre musique évolue entre stoner, hard rock et rock'n roll... Le lecteur peut déjà se faire une petite idée... Mais pour l'aider un peu plus, tu pourrais mettre quelques mots clés comme des noms de groupes ou des trucs qui collent bien?

F : C’est tout à fait ça ! AC/DC, Motorhead, Kyuss, Hermano, Fu Manchu, Gluecifer, Monster Magnet, Chuck Berry, ...

A : Y’a aussi Hellacopters, the Cult,Ramones, QOTSA, ça s’est pour situer le groupe musicalement. Mais il y a dans ZOE des inspirations qui ne sont pas flagrantes musicalement mais qui influent sur notre comportement que cela soit sur scène et en dehors de la scène ou pour composer, comme les Stones, Jerry Lee Lewis, Robert Johnson, certains groupes Hard Core, mais également  la bière, la joie de se retrouver entre amis et faire la fête…

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

4. J'ai lu à gauche et à droite que vous jouiez du stoner, parfois aussi du rock'n roll... Mais l’appellation "Stone'n roll" serait pas plus adéquate? (En traduction directe de l'Anglais ça ferait: "Défonces toi et roules toi par terre" Lol). Vous avez une façon spéciale d’appeler votre musique, ou alors un "slogan" que vous répétez avant chaque concert pour vous motiver? On veut un truc cool  :-)

F : Ouais Stone’n Roll c’est pas mal ! On aime bien Fuck’n Roll aussi. A vrai dire, on écoute tous beaucoup de choses. On est avant tout des fous de musique au sens large, ça va de Robert Johnson à Slayer en passant par Sly And The Family Stones, Otis Redding et bien d’autres … Notre slogan c’est « Grutschen !!!» mais ça c’est une « private joke » …

A : On dit également que l’on fair du « high stoner energy »…


5.  Le truc chez vous pour savoir qu'un riff est bon, qu'il le fait bien et qu'il faut le garder, c'est quoi? Si vous le jouez en boucle pendant 30 minutes sans que l'effet hypnotique s'amenuise, c'est bon? Ou alors une idée doit vous empêcher de dormir la nuit? Vous avez quelque chose comme un potentiomètre du riff? Un psychédélikomètre? Un ZOEomètre?


F : C’est Aldo qui amène la plupart des riffs de guitare. J’pense qu’on fait comme beaucoup de groupes, on fait tourner, on cherche, on joue, si le riff est bon tu le sais presque instantanément, mais qu’il soit vraiment efficace il faut que la section rythmique sache le mettre en valeur et pour ça Vince et Mike sont plutôt bons.


6. Si on prend le Stoner d'un point de vue strictement ambiance, atmosphère, fumée et côté rétro bien cramoisi... MOTORHEAD aurait pu être quelque part un des premiers groupes stoner, non? En parlant de MOTORHEAD, qu'est-ce qui vous plaît chez eux? Vous en avez peut-être joué des reprises? (Et sinon vous en avez déjà joué de qui?)
F : Tu trouves ? Perso j’aurais plus penser à Black Sabbath comme l’un des premiers groupes stoner, pour ce qui est de Motorhead, c'est plus le côté brut de décoffrage qui me plait, le truc sans compromis ni fioritures, le côté Rock n Roll. Motorhead est un groupe de pure Rock n Roll de toute façon, il suffit d’écouter The Head Cat avec Slim Jim Phantom et Danny B.Harvey, pour se rendre compte que Lemmy est un rockeur avant tout !

A : La seule petite chose qui n’est pas trop stoner dans motorhead c’est peut être le son, car pas assez gras, le dénominateur commun des groupes stoner c’est à mon sens ce son très lourd et gras souvent du aux guitares accordées plus bas. Motorhead a tout pour être un groupe stoner le look, la musique, les pochettes d’album… mais, à mon sens, et Lemmy aime le dire souvent, Motorhead est avant tout un groupe de Rock’n’Roll.  On aime Motorhead car Ils font leur musique en la faisant évoluer mais sans décevoir les fans, Motorhead reste Motorhead, personnellement ce que j’aime c’est la voix de Lemmy, et tout ce qui va avec ; Cheveux longs, perfecto, leur logo, le power trio, Rickenbacker, les influences que Lemmy site quand il parle R’nR, son humour… Ils ont influencés bon nombre de groupes y compris certains groupes stoner. D’ailleurs, nous avons déjà repris « We Are The Road Crew » et « R.A.M.O.N.E.S » avec nos potes de DEE N DEE pour un Split 45 tours qui est sorti sur le label 442e rue

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

7. La pochette de votre dernier album représente-elle le fantasme de l'homme désirant une femme munie de multiples bras et qui pourrait ainsi s'occuper de lui d’une façon plus efficace?

F : Oui on peut dire ça ! Chacun y voit un peu ce qu’il veut en fait.

A : Cette pochette s’est faite à partir du dessin que j’ai créé (celui au recto de la pochette) ensuite c’est notre ami Capt’ain Nico dessinateur professionnel qui a repris cette idée pour l’amener à sa forme définitive, c’est en voyant le dessin à l’intérieur de la pochette où l’artiste développe l’idée à en faire un monstre féminin assoiffé de sex, que le titre « Dirty Little Sister » nous est venu, tu es donc à propos !


8. ZOE, tu es sur qu'à la base ça n'est pas la version courte d'un nom plus long... Quelque chose comme ZORGLUB OYSTER ELONGATION?
F : Ca t'intrigue je vois. Tu te dis mais pourquoi s’appellent-ils ZOE, y a un truc. Eh bien non ! Même si a un moment on voulait changer de nom car on trouvait que ça ne correspondait plus trop avec ce qu’on faisait car il faut dire qu’à nos début notre musique était plus psyché entre Hendrix et les Stooges, moins rentre-dedans qu’aujourd’hui. Comme on commençait à parler un peu de nous voulait garder ZOE comme nom de groupe mais en le transformant en acronyme, on a rien trouvé de concluant et on a donc laisser tomber cette idée. Cependant si les lecteurs et toi en avez une n’hésitez pas à nous en faire part J

A : Non, comme on le dit plus haut, on cherchait un nom très court. Mais il est vrai que le nom de ZOE est souvent utilisé par exemple sur le net, on a déjà réfléchi à le faire évoluer pour ne pas nous confondre, mais pour l’instant rien n’a encore été décidé…


9. THIN LIZZY vous devez bien aimer... Vous pensez quoi du fait que le groupe s'est reformé avec pas mal de concerts, sans le chanteur et compositeur originel Phil Lynott? Un peu bizarre quand même, non?

F : Pour ma part, j connais pas bien, mis à part quelques titres comme Whiskey In The Jar, qui a été repris par Metallica il me semble, The Boys Are Back In Town, et The Rocker qui est vraiment excellent. Je sais pas trop, d’un côté ils continuent de faire vivre le groupe pour les fans en se ramassant un bon paquet de blé au passage, de l’autre Phil Lynott était la figure emblématique du groupe ...  c’est un peu comme les Stones sans Mick Jagger, quoi que ça serait pas mal ça … :-)

A : Je suis d’accord avec toi, je ne les ai pas vus sur scène, mais on m’a dit que c’était bien fait avec beaucoup de respect…

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

10. Vous avez des projets parallèles (Musicaux ou non), ou alors ZOE suffit à vos besoins?

F : Non malheureusement on a pas suffisamment de temps pour ça , on a tous un boulot à côté à part Vince qui joue avec Lofofora et le Bal des Enragés et ne fait donc plus que de la musique aujourd’hui. Holy, qui remplace Vince quand il est avec Lofo ou le Bal, joue quant à lui avec le groupe de metal dunkerquois Seven qui cherche d'ailleurs un guitariste pour leur nouveau projet. On préfère donc se consacrer pleinement à ZOE.

A : ZOE me prend beaucoup de temps et en plus je ne sais faire que ça, alors pourquoi un deuxième groupe si c’est pour se répéter ? Même si parfois j’aimerais jouer avec d’autres personnes pour l’expérience.
 

11.     En quoi votre localisation dans la côté d'opale a pu influencer votre musique? Connaissant assez bien le coin, je dirais qu'on retrouve surtout l'ambiance assez chaude des cafés concerts, qui au contraire de la plage sont toujours bien réchauffés même en hiver ;-)

F : Oui on voit que tu connais le coin ;) Et le climat aussi c’est sûr ! Quand il fait un temps de merde, ça ne dérange personne de rester enfermé dans une cave pendant des heures. La Côte d’Opale mais plus encore la région Nord-Pas-de-Calais est un vivier de groupes de rock


12.     Vous êtes assez ouverts musicalement, et vous avez joué avec des groupes de styles assez différents... Lesquels furent les plus éloignés musicalement, et comment le public (Pas forcément accoutumé aux joies du rock'n roll) a réagi? Vous seriez partants pour jouer avec des groupes dark/ electro indus remplis de synthés? Des groupes métal bourrins ultra porcins? Ou de dark ambiant/ noise expérimental? (Oui je vais chercher un peu loin, mais bon…)

F : Effectivement, on a joué avec des groupes qui n’avait pas grand-chose à voir avec nous musicalement. Je pense à Sepultura, Black Bomb A, mais finalement on passe assez bien partout. Le public bloque un peu au départ, surtout s’il n’est pas du tout venu voir ça, j’pense notamment à la première partie de Sepultura au 106 à Rouen, mais si on donne tout ce qu’on a, généralement il ne reste pas totalement indifférent. Je crois pouvoir dire qu’on ne s’est jamais fait jeter même en jouant avec des groupes complètement à l’opposé de nous musicalement.
On est toujours partant, dans la limite du raisonnable J On se rend compte aussi parfois que certains musiciens qui font des styles extrêmes ne sont pas toujours aussi fermé qu’on pourrait le croire, heureusement. Je pense par exemple à Arno, l’ex-chanteur de No Flag et Black Bomb A qui au cours d’une soirée chez moi me sort de ma discothèque l’album The Southern Harmony And Musical Companion des Black Crowes et me dit : «  tu vois cet album, c’est un des albums que j’emmènerais avec moi sur île déserte… »


13. Penses-tu qu'un jour ZOE puisse faire une musique froide? Et qu'est-ce qui pourrait le déclencher?

F : Non impossible ! C’est pas notre culture, on vient du rock n roll, du blues, une musique qui sent la bière, la sueur, et les larmes. Tiens ça ferait un beau titre de chanson ça, Beer, Sweat & Tears. Ca a du être déjà fait non ? Je m’égare là J

A : On vient du blues, du rock’n’roll, la musique de ZOE ne peut pas être froide, elle est plus que chaude, je dirais qu’elle est brulante.  

ZOE Interview - Stoner/ Rock'n roll

14. Que dirais-tu à quelqu'un ne connaissant pas trop le stoner ou musique pour le convaincre que ZOE c'est cool, qu'il peut aller jeter une oreille?

F : Qu’on n’est pas vraiment un groupe de stoner J

A : Quand tu mets un disque de ZOE dans ta platine et que tu pousses le volume au maximum, des pulsions apparaissent ; tu as envie de gueuler, de te boire une bière même si il est 9h du mat, de headbanger en slip debout sur ta table de salon, et de baiser comme un fou… Attention tu sors de cet état seulement quand le disque est terminé, alors, ZOE est à consommer sans modération !


15. Un petit mot sur vos futurs projets... Merci pour les réponses, libre à toi de conclure.

F : On a bien tourné à notre niveau depuis la sortie de Dirty Little Sister fin 2009. On a pas eu beaucoup de temps pour composer, il est donc temps pour nous de faire un break au niveau des concerts et de se sortir les doigts du cul pour faire un troisième album qui, on l’espère, sera aussi bon voir mieux que les précédents, mais ça c’est une autre histoire…
Merci pour tes questions auxquelles j’ai eu beaucoup de plaisir à répondre. Merci à ceux qui auront le courage de lire cette interview, merci à la Grutschen Team, et merci à ceux qui nous soutiennent ! Grutschen !!!

http://www.dirtylittlesister.com


24/09/2011

GOLGOTHA: "Uglify" Demo cassette. 1994.







Ah non chers lecteurs, ce GOLGOTHA là vous ne le connaissez sûrement pas! Ils ont juste sorti deux cassettes autoproduites avant de s'évanouir dans le brouillard des changements de noms, de styles musicaux, et de sexe (Non, là je déconne...)
Même si le pas très précis Metal-archives nous indique que ce groupe américain jouait du "Death metal industriel", il faudrait plus simplement parler de Metal indus...
Les premiers morceaux sont carrément de la copie GODFLESH (Avec quelques influences supplémentaires)... On retrouve le côté mécanique, lourd, avec boite à rythme typique et chant assez "hardcore", le tout dans une ambiance située entre les premiers GODFLESH (Pas de citation précise, ils sont un peu influencés "multi-chaires"), voir PITCH SHIFTER. Ca me rappelle régulièrement "Selfless" pour certains riffs bien lourds (Et le son de basse corrosif qui déchire le bitume), même si la production assez crue se rapproche plus de "Slave state", et que le style global fait un peu moins moderne que le G.F. de 1994... Sinon je suis un peu surpris qu'on retrouve peu de guitares torturées partant dans les aigus. Mais c'est plutôt pas mal à écouter, l'ambiance d'époque est pas très loin, et y'a de la lourdeur sur les bandes...

Puis la deuxième partie de la démo est moins sympa... Au début ça va, ça commence par une interlude ambiant (Avec samples passés à l'envers, voix parlées sous échos) qui se laisse écouter, ça continue avec un morceau plus proche des vieux FLA/ GGFH (Avec des guitares et un passage plus thrash) qui est également correct, mais ensuite on se farcit une expérimentation indouïsante pas trop intéressante, ainsi qu'un truc metal indus/ electro expérimental assez bancal, et enfin un machin dark electro/ techno (Avec basse saturée) qui conclue d'une façon pas très passionnante... Ils ont peut-être du trop vouloir remplir la cassette…

Bon, pour faire la conclusion je ne vais me baser que sur les premier titres qui sont les plus réussis: C'est de la copie GODFLESH de qualité assez satisfaisante, rien qui ne dérange dans le style et le rendu est plutôt pas mal... Mais alors que chez le groupe de Justin Broadrick le côté répétitif pouvait être une force et rendre certaines guitares carrément obsédantes, ici ce n'est pas le cas et je trouve que les morceaux manquent un peu de dynamique (Et de jus! Mais pour de la copie c'est peut être normal?)... C'est une démo que je trouve quand même assez cool à écouter, et qui pourrait caresser les gros fans de "Slavestate", "Streetcleaner" ou de "Submit" dans le sens du poil… Juste assez pour leur donner envie de retourner écouter les originaux juste après Héhé! (C’est un peu mon trip en ce moment, trouver des produits de substitution d’époque pour me donner l’envie de réécouter mes vieux disques).


PUNCTURE: "Puncture" CD. 1994.












Continuons d'explorer l'underground du passé en plongeant la tête dans les circuits grillés des vieux enregistrements Metal indus poussiéreux et oubliés.
Cette fois ci c'est le projet de deux américains dont un certain Rick Perry (Qui joua de la guitare dans le groupe de thrash GAMMACIDE, que seuls les gros fans de thrash old school doivent connaître) et qui reprend un peu tout ce qu'on pouvait retrouver dans le metal industriel à l'époque, dans différents dosages.
Les deux musiciens ont écouté FEAR FACTORY, on le ressent régulièrement le long du CD, aussi bien "Soul of a new machine" (Pour les riffs plus death, les doubles grosses caisses) ou "Demanufacture" (Pour les riffs les plus lourds ou un côté galop au médiator).
Certains passages sont carrément plus proches du vieil éléctro indus: Claviers rythmiques qui "calculent", rythmes froids mais "groovy", vocaux trafiqués... Je pense aux vieux FRONT LINE ASSEMBLY ("Caustic grip") en plus simple ou à MINISTRY ("Twitch") dans une moindre mesure.
Bien sur le MINISTRY le plus métal se fait ressentir, pour certains aspects thrash ou "punk", pour un côté déglingué dans le chant ou certains samplings... Puis il y a aussi un peu de vieux GODFLESH (Voir PITCH SHIFTER) mais cette dernière impression diminue sur une partie des titres.
Ce disque devait être assez efficace quand il est sorti, et il a encore une relative pêche, mais je ne peux m’empêcher de m'ennuyer un peu: Les morceaux ont une forme assez classique, une partie des riffs (Trop simples) me fait ni chaud ni froid (Genre "Mouai"), et surtout je ne retrouve pas l'ambiance brunâtre d'autres albums d'époque. Il reste quand même des idées intéressantes ici ou là, des samples assez délirants, et certains titres pètent encore pas mal, mais ça manque un peu de jus de pruneau et d'âme pour résister à l'épreuve du temps.

TUMMLER: "Queen to bishop VI" CD. 2000.







"Cailleuhusse": Onomatopée étrange enregistrée il y a plusieurs décennies sur un cyborg censé communiquer avec d'autres civilisations... Mais malheureusement son vaisseau a percuté une météorite qui défonce, il a été obligé de s'écraser sur une planète inconnue et ne cesse depuis de répéter en boucle "Cailleuhusse... Cailleuhusse... Cailleuhusse...".
Heureusement, comme je pense au triste sort des cyborgs perdus dans l'espace qui s'ennuient, je vais faire ma bonne action de la décennie et lui envoyer un peu de musique! Mais les transferts intergalactiques de fichiers sont soumis à droits d'auteurs (La Hadopi est devenue une multiplanétaire depuis) alors choisissons plutôt un groupe peu connu, un truc qui passera entre les mailles du filet, sans m'endetter pour deux générations...
Le petit groupe américain TUMMLER devrait faire l'affaire, et leur musique devrait être assez cool pour les longues journées de notre ami le cyborg: Elle est assez chaude et sent le sable, elle est assez variée, tantôt assez lourde, tantôt plus énergique, juste ce qu'il faut pour passer quelques heures sympas pour rouiller en paix.
C'est du stoner classique avec une touche rock'n roll, mais qui joue souvent un peu plus lentement que la moyenne. Je leur trouve parfois un petit côté sludge (Certains pourraient dire "doomy") quand le groupe est plus épais et approche un début de léthargie, on ressent aussi un petit côté ENTOMBED de "To ride..." (Mais avec une production moins typée "Je frictionne le granit bien fort) dans la façon de jouer et pour certaines connotations stoner'n roll assez "grosses". Ils ont aussi parfois un côté "j'men branle" un peu trop marqué pour être du KYUSS, c'est comme un aspect côté rock'n roll à la MOTORHEAD, quand ça suinte le gros, le gras, avec la basse qui vrombit... Mais on le trouve surtout dans le premier morceau, alors afin que cette chronique reprenne un peu de clareté je me sens obligé de vous chuchoter que ce disque c'est un peu comme "Sky valley" de "Cailleuhusse" en version simplifiée, avec moins de riffs et de choses dedans (Et aussi en un peu plus amateur).
TUMMLER c'est un peu le KYUSS du pauvre, mais un pauvre qui aurait quand même pu mettre les pieds dans le sable, assez longuement pour s’imprégner de l'ambiance, de la chaleur, du soleil local... Sans néanmoins avoir le temps de toucher aux fameux cactus,
ni de rêver ses morceaux pour en faire des petites perfections sur bande...
Bon ce disque est plutôt pas mal, mais cinq titres et une intro pour environ cinquante minutes ça fait un peu long du morceau, et donc sur quelques passages je suis obligé de m'accrocher aux dunes (M'accrocher aux dunes, c'est pas évident si vous y pensez deux secondes, surtout dans le désert)... Si seulement le groupe avait désablé ses compositions, en allant plus à l'essentiel, j'aurais pu rester casé entre mes deux enceintes, la bouche grande ouverte, avec la desperados qui coule dedans...

HAMMERBOX: "Numb" CD. 1993.











Avec cette chronique ça va être simple et assez rapide, non pas car le contenu du disque serait craignos, mais car la musique n'est pas prise de tête.
HAMMERBOX était un groupe évoluant entre grunge et rock assez énergique; Si trois mots devaient représenter leur musique, on pourrait choisir: Energie, pêche et fraîcheur.
Durant l'écoute je pense à un peu de FOO FIGHTERS (En moins "carton"), un peu des premiers SMASHING PUMPKINS, un peu de NIRVANA (Sans être branleur), et avec une certaine fraîcheur ainsi qu'un côté rock proche d'AMMONIA... Plusieurs "peu" ça fait un "gros peu" comme dirait mon grand père...
C'est une fille qui tenait le micro et elle se démerdait bien, elle avait un certain coffre... On a pas à se plaindre.
Notez que même si le groupe envoyait une bonne part de grunge, ils ne jouaient jamais sur le côté branleur et désabusé, préférant le côté hard qui pète et l'energie...
Même si ce disque est assez agréable à écouter, HAMMERBOX n'avaient pas trouvé le riff qui marque à fond... On peut pas tout avoir.
Mon CD arbore toujours fièrement l'étiquette "50 centimes", ça aussi ça pète pas mal.

THE SCRIPT: "The script" CD. 2008.








"Oui et non", c'est dit, voilà ce que je pense de cet album.
Et si on développait un peu?
En fait j'ai eu du mal à cerner le contenu de ce disque, car malgré un côté commercial et volontairement radio-friendly bien affiché, quelques titres et éléments par-ci par-là me laissaient me dire que c'était pas forcément si mal... Il m'a fallu plusieurs écoutes espacées dans le temps pour y voir plus clair...
D'un côté le groupe rappelle Robbie Williams pour le côté grosse production (Toutes proportions gardées), avec une recherche du plan qui va directement brancher l'auditeur accroché à sa radio, voir faire dans le sentimentalisme du style "J'emballe".
De l'autre ils ont des éléments plus "rock" proches de THE POLICE ou de SNOW PATROL, plus tristes ou avec une sorte d'ambiance assez fraîche.
Plus j'écoute, plus je me dis que l'influence THE POLICE pas forcément évidente au premier abord, est quand même assez marquée, sur la plupart des morceaux: On retrouve le côté frais, aérien, certains tics de guitares ou façons de chanter (Même si la musique est moins dynamique, moins construite ou marquée "reggae"/ rock).
Dans ce disque je ne garderais pas tout, c'est sur, mais pour être honnête je dois dire que des morceaux comme "Together we cry", "Rusty halo", "Fall for anything", et éventuellement "Before the worst" (En étant conciliant) sont pas mal dans le genre.
"Together we cry" est un titre pop en apparence assez radio friendly, avec son petit rythme qui balance un peu, son chant calibré radio/ djeuns avec côté hip hop, mais aussi avec des violons sympas, un refrain pas mauvais et une certaine mélancolie...
"Rusty halo" est vraiment pas mal: Plus rock et dynamique, il ressemble vraiment à The Police, avec la même énergie, les mêmes guitares assez fines, le même chant... Plusieurs titres comme ça auraient rendu le disque carrément plus sympa...
"Fall for anything" est au début un peu too much dans le commerce, puis il devient moins cucul, avec un refrain pas mauvais et des mots qui s’emmêlent de façon "abstraite" assez plaisante...
"Before the worst" m'a donné un peu de mal avec son chant typé hip hop et son côté Robbie "hood" Williams, mais le refrain sonne quand même pas mal...
Après je me vois dans l'obligation de retirer quelques slows, ballades, morceaux avec du piano (Qui fait chavirer ton petit cœur), ou des choses pop commerciales typées tendances actuelles... Dans un sens c'est dommage, car des idées assez bonnes se trouvent au milieu du passage de pommade...
Vous l'avez compris, je n'accroche pas à ce qui est trop formaté, mais je me dis que THE SCRIPT ont quand même des idées pas mauvaises et qu'ils auraient pu avoir un meilleur impact sur l'auditeur que je suis en évitant de s'accrocher aux dernières tendances de la pop et du radiofriendly... Objectivement je dirais que cet album pourrait plaire à certains, voir à beaucoup, car c'est un produit qui sonne bien, qui contient des refrains accrocheurs et dont rien de musicalement nul ne dépasse.

CRAWL: "Earth" CD. 1995.








Le bouillon radioactif du metal indus d'époque laisse encore ressortir quelques enregistrements assez intoxiqués pour faire vibrer nos vieilles carcasses cybernétiques complètement rouillées (Ah Ah). Ici on parle du groupe américain CRAWL qui avait sorti une démo et un mini CD sous le nom de BLEED, avant de changer d'identifiant.
Le contenu du disque c'est du metal indus à tendances death metal. On pourrait être tenté de parler de death metal industriel, mais ce qu'il renferme est moins violent: C'est un mélange entre les premiers GODFLESH, le premier disque de FEAR FACTORY (Sans les passages rapides ou le chant clair), avec peut-être un peu de vieux HELMET (Dans la précision des plans les plus core). On trouve pas mal de passages mécaniques, de doubles grosses caisses, de guitares haut perchées, puis le chant est complètement dans le style Godflesh la plupart du temps. La batterie, une boite à rythme, donne également un petit côté plus mécanique, mais elle est un peu trop haute dans le mix (C'est peut être juste un détail).
On sent qu'on est encore proche de la période du début des années 90, même si les effets du nuage toxique commencent à s'estomper.
Il y a ici des bons moments, des plans "mécaniques" relativement obsédants, et si on prend CRAWL comme une copie de Godflesh on pourra dire qu'on a goutté des choses bien moins convaincantes dans le genre.
C'est un disque sympa, assez cool dans le style metal indus d'époque, mais des enregistrements plus intoxiqués nous ont quand même fait cramer le disjoncteur par le passé, et je préférais un peu le MCD "Womb" qu'ils avaient enregistré sous le nom de BLEED (Le son était plus sourd, l'ambiance était un peu plus flippante).
Globalement "Earth" était quand même un bon disque, une bonne pièce du puzzle pouvant composer une collection de metal indus pre-1996.

07/09/2011

RON MC CLURE TRIO - "Inspiration" CD. 1992

Voilà un disque que j'ai découvert totalement par hasard, il traînait dans un bac de disques de jazz en vrac. A priori il avait peu d'attributs plus attirants que les autres: Présentation sobre sur fond blanc, comme les autres, titre classique, comme les autres, mais c'est celui là que j'ai choisi... (Peut-être à cause de l'illustration de pochette un peu nuageuse, même s'il est n'est pas très évocatrice...)
Alors, le contenu officie-t-il dans une démonstration de style académique, un truc millimétré et hyper technique sans feeling? Je ne peux répondre clairement à cette question, car les musiciens tout en ayant un bon niveau n'en mettent pas des couches impénétrables, et les thèmes abordés sur environ la moitié des pistes ne me parlent pas trop. Les instruments utilisés ici sont un piano, une basse fretless (Au son assez cool) et une batterie.

Jetons une oreille aux morceaux qui sont ressortis durant mes écoutes:
"Dream tigers" est assez classe, car dynamique et avec un côté sombre. Dans un sens on penserait presque à du progressif, à cause d'accords assez puissants plaqués ici et là, ainsi que du jeu dynamique et varié pas exclusivement typé jazz. Par moments il y a une certaine folie, et une certaine impression de menace, c'est assez parlant. C'est la meilleure piste du CD en ce qui me concerne.
"Footprints" est sympa car assez dynamique et technique: Le piano a tendance à claquer des accords assez gros, à sortir des suites de notes rapides assez folles, la basse fretless est vivante avec ces petites notes qui courent un peu dans tous les sens, la batterie est assez complexe... La tonalité devient par moments plus sombre, pouvant rappeler certains trucs de metal prog. C'est peut-être le deuxième meilleur morceau du disque.
"Inspiration" reprend le côté dynamique de "Dream tigers", mais sans les côtés sombres qui me parlaient... Du coup il se laisse écouter mais rien ne ressort vraiment.
"What are the rules" contient des tonalités assez intéressantes, mais il me donne une impression trop décousue: La construction entre moments très calmes et autres plus soutenus doit être trop complexe pour moi. Enfin, ce titre se laisse quand même écouter, car il contient des moments plus appuyés et un peu plus énervés.

Concernant les autres titres, qui représentent environ la moitié du disque, leur ambiance est trop clean, trop calme du style "papier peint" pour moi. Les musiciens font moins chauffer les manches et il ne se passe pas forcément toujours grand chose... Puis j'aime moins quand l'ambiance prend une tournure sophistiquée, style dîner nocturne classieux dans un restaurant aux nombreuses étoiles...
Pour conclure, voilà l'avis du non expert en jazz: "Inspiration" est un disque qui pourrait plaire aux gros fans du style, qui empilent les disques de jazz par centaines... Pas convaincu qu'il ait de quoi leur retourner la conscience, mais il comporte des moments sympas et un ou deux titres vraiment pas mal....

15/07/2011

CYBER AKTIF : "Tenebrae vision" CD 1991

CYBER AKTIF était un super projet réunissant un certain Cevin Key et Rudolf Goettel de SKINNY PUPPY, ainsi qu'un certain Bill de FRONT LINE ASSEMBLY.
A la vue du casting génial il y a un peu de quoi avoir une érection spontanée hyper active! Car même si c'était juste un projet, ce disque est sorti à une époque ou les deux groupes étaient au top... Des "restes" de l'excellent, ça groove quand même vachement bien!
La musique, c'est de la dark electro, quelque part entre les vieux FRONT LINE ASSEMBLY (En moins "dansant") ou les vieux SKINNY PUPPY (En moins déglingué et expérimental), elle peut rappeler ces deux groupes aussi bien pour la forme, les tics, façons de composer, que pour les ambiances sombres ou nocturnes...

Voyons maintenant les morceaux un par un:
-Le premier titre "The road kill" est posé, sombre et nocturne. C'est de la dark electro dans laquelle on ressent une ambiance un peu cinématique, comme sur "Too dark park" de Skinny. Il y a quelques samples. C'est cool.
-Ensuite "Brain dead decision" est plus rapide, soit une sorte de mélange entre le rythme des premiers MINISTRY (En moins agressif) et du vieux F.L.A. (Pour l'approche EBM qui pénètre dans des thèmes plus sombres). Du bon sample indus apparaît régulièrement pour racler les côtes. C'est efficace et sombre. Très cool.
-Le morceau "Acid cripple" est plus electronifié, plus rythmé et mécanique, un peu comme une machine déglinguée qui va se farcir ton petit corps de chair. C'est le groove complexe de la machine extraterrestre qui meurt de faim et danse pour mieux occuper ta conscience. (Sur son passage, les rats se retrouvent instantanément grillés et transformés en paupiettes). Les vocaux donnent un côté assez délirant, presque schizo... Ca défonce!
-Le quatrième morceau, "Paradiessiets", évolue dans une sorte de mix EBM/ techno qui se remplit de samples au fur à mesure et devient ainsi plus intéressant. On est un peu dans l'esprit des morceaux les plus electro pop sur "Twitch" de MINISTRY, avec plus de samples et un zest de destruction en rab. C'est pas la renaissance du bot interne, mais c'est pas dégueux, ça ne dérange pas l'installation du super virus triple conscience de dernière génération.
-Après, "Nothing stays" est un titre un peu plus spirituel. Il se situe toujours dans la dark electro, mais cette fois avec un tempo moyen et des nappes de claviers assez planantes (Ou des touches de synthé transe). Une certaine mélancolie est présente. On pourrait le comparer à une version electro indus de DEPECHE MODE époque "Violator" (Vocaux trafiqués inside). Pas dégueux comme titre. Sympa.
-La 6ème piste intitulée "Rupture freeks" propose un electro indus assez dansant, avec un groove de basse synthétique purement electro. La batterie claque, rythmiquement ça groove, mais il manque peut être un truc... J'aurais vu un peu plus d'indus et un peu moins d'EBM...
-Le septième morceau, "Dis coarse illusion" est un peu étrange. Il me rappelle les titres assez lancinants de l'époque ou MINISTRY "débutait" dans le mélange guitare/ électronique, voir les groupes de rock alternatif qui s'étaient mis à l'electro au début des 90s. Le chant assez distordu, puis des samples ou divers bidouillages apparaissent et donnent une tournure un peu plus décalée, disons biscornue ("J'ai avalé un grille pain radioactif encore brûlant et je crie pour évacuer la douleur... Et le grille pain crie avec moi").
-Après, "Temper" est un titre d'EBM/ Dark electro typique des premiers F.L.A., avec une voix ayant subi un drôle d'effet et se trouvant sous mixée. Le morceau a ses petits passages délirants, mais c'est quand même moyen, sans plus (C'est assez répétitif, notamment au niveau rythmique).
-"Face to face" continue un peu dans la même lignée que le morceau précédent, mais en plus transe, moins EBM et moins répétitif. Je ne trouve pas énormément de samples. Ce morceau ne m'a pas marqué, mais il n'est pas nul...
-Pour finir "House of pain" est plus lent, peut-être lancinant, et il y a une sorte d'ambiance nocturne à la Skinny. Ce morceau ne m'inspire pas vraiment, même s'il n'est pas mauvais (Je trouve peu de samples ou de trucs vraiment marquants...)

Wikipedia me susurre à l'oreille gauche que le label WAX TRAX avait réuni les musiciens en les payant et leur fournissant le studio... Intoxication par l'information ou pas, dans tous les cas je sens ici l'envie, des ambiances et des idées, donc ce disque est plus qu'un enregistrement de commande, émotionéllement parlant.
Alors oui tout n'est pas aussi bon, ce n'est pas l'équivalent des portes du paradis qui s'ouvrent ni d'une montée frénétique de délire après une surdose dans la piquouse... Mais c'est déjà très bon.

SPACE TIMES: "Space superiority"

SPACE TIMES: "Space superiority" Fanzine Tu as écouté trop de Kraftwerk dernièrement?
Alors ce minizine pourrait te convenir, en te servant de biscuit apéritif préparant à la lecture de quelque chose de plus épais...
Nous avons ici douze pages A6 entre collage et mail art, sur des thèmes de science fiction et de voyage dans l'espace proches des vieux films des années 50-60... Modernisme rétro, aliens aux costumes "terrifiants" ou robots de série Z assortis de leurs séries de mots coupés dans des journaux et collés sur les feuilles.
Rien de significatif ou de marquant, mais c'est une sorte de curiosité qui se laisse lire si on tombe dessus... Une sorte de biscuit apéritif cybernétique rétro, ou de soleil vert? (Cf le film)
Email:Spacealiens(a)flatfourradio.co.uk

14/07/2011

NEOTROPIC - "Prestatyn" MCD. 2006.

Que de changements depuis l'album "Mr Brubakers Strawberry Alarm Clock" sorti il y a maintenant douze ans... Le style de Neotropic est maintenant beaucoup plus épuré, toujours trip hop dans le sens initial du terme (Mélange très présent de styles et d'instruments hétéroclites), mais s'en éloignant fortement dans le sens ou les bidouillages électroniques et les beats se font rares: C'est plus naturel et simplement plus proche de l'ambiant...

Le premier titre commence de façon carrément ambiante: Une flûte et un instrument à vent (Situé dans les graves) cohabitent et s’emmêlent doucement autour de quelques notes de guitare sèche. Un sorte de ruisseau s'écoule juste devant nos yeux. C'est presque relaxant, mais il y a une certaine tristesse, une certaine solitude. Ca m'évoque un paysage pur et dénué de toute présence urbaine, comme la mer en automne, ou l'orée d'un bois... Ensuite un thème à l'esprit plus désolé apparaît; Puis l'intensité monte, la tristesse se fait plus tangible. Un beat électro sympathique fait son apparition et cette tristesse prendrait des tournures plus menaçantes. Enfin le morceau se termine presque brusquement.
Il y a quelque chose. Pas mal.

Le deuxième titre détend l'atmosphère et fait presque dans le zen. Quelques notes de guitare acoustique dénuées de soucis accompagnent un saxophone qui s'installe et prend ses aises. Ca m'évoque assez la sérénité, voir une certaine pleinitude par moments. Pas vraiment mon truc, mais pas mal dans le style.

Le troisième titre débute par des chœurs de vocaux féminins sous écho donnant une touche presque "classique", disons que le rendu est très épuré.
Puis arrive une guitare acoustique assez mélancolique mêlée à des sons trip ambiants, auxquels des vocaux plaintifs viennent se joindre... Au fur à mesure du morceau le côté ambiant prend le dessus, à l'aide de violons, de nappes et de sons. J'ai un peu fait l'overdose de ce type de plans à la guitare acoustique, mais les différents sons ambiants m'aident à ne pas faire attention. On se croirait presque dans un paysage triste et assez déserté comme la mer du Nord en hors saison (A croire qu'elle vit maintenant dans ce type d'environnement). Il y a dans ce morceau, et à plusieurs reprises, une certaine tonalité (Voir une intensité) qui peut faire penser à un adieu, ou est-ce juste une certaine mélancolie? Les différentes parties s’enchaînent bien, de façon fluide, pour un morceau de 16 minutes c'est assez vivant.
Pas mal aussi.

Il semble y avoir un petit problème sur la pochette qui annonce 4 titres alors que 3 pistes présentes, mais si le découpage n'est pas parfait ça ne change rien à l'écoute...

Je ne garantie pas que ce disque retourne l’auditeur, ou qu’il soit assez électrique au niveau des émotions ressenties (Est-ce seulement le but de l’ambiant?), mais quand on rentre dedans le voyage est pas mal et je pense que les amateurs de disques de Mike Oldfield pourraient s’y retrouver.

26/06/2011

PITCH SHIFTER - "Desensitized" CD. 1993

Après un premier album ("Industrial") si proche des premiers GODFLESH qu'il avait assez agacé Justin Broadrick, puis un mini CD ("Submit") dont le style devenait plus compressé et plus carré (Dans le sens efficacité), les Anglais de PITCH SHIFTER continuent d'évoluer dans le metal industriel et proposent un deuxième album plus chaud, moins mécanique et froid. Le groupe lache un peu de lest et laisse sa musique respirer, un peu comme si un révélateur avait fait ressortir via leurs pores toute la rouille accumulée dans leurs corps, que celle-ci prenait la forme d'un nuage de poussière brune qui envahit votre chambre... L'atmosphère devient à la fois chargée, toxique et agréable.
Le style reste clairement du métal indus, et c'est toujours assez mécanique (Notamment pour les riffs de guitares, les samples), mais le groupe remplaça la boite à rythme par des pads électroniques qui donnèrent aux rythmes une approche moins froide et plus "tribale" (Entre guillemets car il est plus question d'un côté groovy et d'une certaine fièvre que du "tribal" apparus dans le néo metal quelques années après).
Les guitares haut perchées assez "dépressives" ou hallucinées sont toujours présentes, mais globalement le groupe continue de s’éloigner du style originel de GODFLESH... C'est peut être leur album le plus proche de MINISTRY, pour les guitares assez "thrash" (Même s'il y n'y a pas tellement de passages rapides).
Au moment de sa sortie "Desensitized" était le disque le plus accrocheur et catchy du groupe, car même s'il contient son lot de morceaux plus intérieurs, introspectifs, ou basés sur l'ambiance, on y trouve un nombre assez important de riffs et de parties vocales entrant dans le crâne pour ne pas en sortir si facilement (Tout comme certains samples de voix enregistrées, servant en partie d'introductions aux morceaux ils renforçaient le côté assez "paranoïaque"... Et certains sons de bruits mécaniques typiques du métal indus d'époque sont aussi cools et assez catchy...)
En fait la pochette illustre très bien l'atmosphère du disque. Pour entièrement refléter le contenu j'ajouterais juste une machine un peu rouillée...
Desensibilisé, les machines vous remercient.

DECADES OF CONFUSION FEED THE INSECT #53

En me l'envoyant par la poste, l'éditeur de cette publication l'a décrit comme un "poster zine", mais je me demande si on peut encore parler de fanzine...
C'est en fait un grand poster dépliant (32 x A4) rempli de dessins noir et blanc assez sombres, avec un côté adolescent, assortis d'écrits prenant la forme de poésie (Instinctive?) ou de songes; L'ensemble donnant assez une impression de rêves ou d'univers oniriques mêlés les uns dans les autres... Ca me rappelle un peu certaines pochettes de CATHEDRAL (Pour l'univers, pas pour le graphisme) mais avec une bonne louche de quelque chose de plus "gothique"...
Est-ce censé représenter tout le contenu d'une nuit de rêves? Je ne sais pas... Dans tous les cas je trouve le rendu plutôt pas mal, ce poster ferait une assez bonne décoration pour une pièce "typée" comme un local de répétition.
c/o Justin Duerr, Po Box 13312, Philadelphia, PA19101, USA.
Email: Eulogycontact(a)hotmail.com

NINJA SUSHI Zine #2

Si le ninja est dans le sushi, j’achète!
Si le sushi donne des capacités de ninja, j’achète!
Me voilà face à un petit zine A5 regroupant principalement des dessins de Kapreless. Ils sont humoristiques, c'est sur, et le mot exact serait peut-être "rigolos".
Pour définir le style graphique, je dirais qu'on pourrait y voir un mélange de dessins de presse, et une retransposition du style des pochettes de KMFDM dans un style et un univers plus adolescent, ou "innocent", mais sans faire dans le gribouillage (Tout est bien fini, et défini). J'aime assez le fait que les personnages soient détourés par des traits aussi gros, ça leur donne une grosseur. Les trames utilisées pour remplir certaines zones contiendront des pixels assez gros pour piquer les yeux des plus geek d'entre vous, mais j'aime bien le côté "retro futuriste" que ça apporte... C’est aussi un assez acide, style console fin des années 80… Visuellement c'est assez délirant, sans que les thèmes soient vraiment délirant (C'est plus gentil, plus proche des gros bonhommes en "cubes" (qui sont en fait arrondis), de personnages assez mal dégourdis faisant preuve de bonhomie (Un peu comme dans certains jeux vidéos...). Tout compte fait, je pourrais y voir des affiches de propagande pour des clowns venant du monde parallèle du modem (56 Ko). Rigolo.
c/o Yves Albrechts, Postbus 100, 2000 ANTWERPEN 1, BELGIQUE.

10/06/2011

AMPHETAMINE WOLVERINE BLUES Zine #0

Drogué à la chronique, à croire que le fait d'en écrire dégage une substance spéciale dans le cerveau... Allez, je m'en retape une!
Amphetamine wolverine blues est un fanzine sans pieds ni tentacules, mais avec des entailles et des cicatrices... Rien à voir avec un zine de gros malade suicidaire masochiste comme pourraient l'imaginer certains, ici les cicatrices sont dues aux nombreux coups de ciseaux, car du découpage et du recollage il y en a un paquet: C'est un zine cut'n paste qui reprend des articles, publicités ou illustrations de journaux assez anciens, mais encore frais de par le côté curieux, assez humoristique ou décalé qu'ils peuvent donner... On y voit comment transformer un vinyle endommagé par le soleil en un plateau ou une corbeille de table, on y apprend que les sons audibles à l'oreille accroissent la poussée des plantes, on peut trouver une ancienne pub pour les soutiens gorge (Plutôt années 60) et une autre de même époque qui se veut visionnaire et nous montre que les tondeuses à gazon pourront faire le travail sans intervention humaine... Il y a aussi un article des années 60-70 montrant les "utilités du bruit" comme la faculté de paralyser les petits animaux, de détruire les bactéries ou autres...
C'est assez amusant, contenu dans 16 pages A5, et je l'ai reçu en faisant un échange.
c/o Kami, Po Box 278, Edwardstown SA 5039, Australie.

ATROCITY - "Willenskraft" CD. 1996.

Les métalleux allemands reprennent le style de leur album précédent, "Blut", soit un mélange de Death thrash et de power, mais en le modernisant, le compressant et en travaillant sur l'efficacité. Les morceaux deviennent beaucoup plus ciblés machine de guerre, le jeu devient beaucoup plus précis, presque mécanique, et les instruments beaucoup plus produits sonnent presque comme des machines. De ce fait le groupe sonne assez régulièrement comme un groupe de métal indus, on sent par moments que FEAR FACTORY est passé par là (Mais dans la forme, car c'est plus sombre, torturé, un peu plus décadent... On est ni dans le cyber, ni dans la technologie et ses «merveilles»).
Curieusement, on retrouve trois titres rapides et complètement typés death metal qui auraient presque pu figurer sur leurs premiers disques... Et au milieu de ces orgies de guitares, se cache "Love is dead", un morceau metal gothique assez réussi et différent de ce qui se fait actuellement car moins gentil et plus sombre (On est pas si loin de EDGE OF SANITY, avec une touche de TYPE O NEGATIVE époque "Bloody kisses").
Alors que "Blut" donnait déjà assez une impression de fourre tout, "Willenskraft" reste dans ce type de ressenti global mais en améliorant la qualité générale des morceaux... Pris séparément ils sont assez efficaces, voir très bons, mais ils évoluent dans des styles parfois assez différents, voir opposés, qui ne s’enchaînent pas forcément au mieux pour une écoute agréable (Passer du métal gothique à du death metal brutal c'est pas forcément génial pour la cohérence d'un album). D'un autre côté la plupart des titres ont quelque chose en commun au niveau de l'atmosphère, ce qui leur permet quand même de laisser couler, mais je me souviens que ça ne ma pas empêché de zapper quand j’étais dans des humeurs moins ouvertes…
J'ai un peu de mal à conclure de façon claire ou accrocheuse... Disons que c'est un disque que j'écoute de temps en temps, et qu'il contient de très bons morceaux, mais que je n’arrive pas à en faire ressortir une ou deux grandes idées… Pour l'auditeur potentiel, il faudra voir si les styles assez différents, la production (Notamment la batterie) et certains morceaux plus faibles ne le dérangent pas.

PEARL JAM - Vitalogy CD. 1994.

Aaahhh le deuxième album de Pearl Jam intitulé "Vs", je l'avais souvent écouté et j'y avais bien accroché à l'époque, ça collait parfaitement à la vie d'ado en fin de collège, début de lycée, assez branleur, relax, cool, presque insouciant... Il faut dire que même si le groupe était assimilé grunge leur musique était tellement mieux jouée que la moyenne du style: C'était plus varié, plus vivant, toujours inspiré et le vocaliste chantait super bien (Avec feeling).
En somme Pearl Jam avaient mis le paquet, tous les morceaux étaient bons, faits avec un feeling presque débordant, les pistes ne se ressemblaient pas et avaient chacune leurs particularités, c'était une sorte de flot de "perles de confiture" ("Pearl Jam" en français) qu'on pouvait savourer sur toute la longueur sans s'ennuyer du tout… D'ailleurs le groupe avait eu pas mal de succès à l'époque, on les voyait souvent en interview dans Hard'n heavy ou Hard rock magazine, et ils avaient du tourner de façon assez intensive...
Mais voilà, après avoir mis le paquet, il fallait sortir la suite... Et quand j'ai découvert cet album, "Vitalogy", j'ai été assez déçu: Je ne retrouvais pas l'ambiance très cool, assez ronde et suintant presque le bubblegum, les morceaux étaient moins intenses, moins terminés avec «soin»... Pearl Jam étaient devenus une sorte de groupe "rock/pop/punk" comme un autre et leur musique n'avait simplement plus le même écho... PEARL JAM pour moi c'était fini.
Puis bon, les disques d'occasion à bas prix aidant, je me suis re-procuré cet album quelques années plus tard… Ca m'a pris un peu de temps pour en refaire le tour et le réécouter avec assez d’attention, et finalement il n'est pas si mauvais...
Oui le chant d'Eddie Vedder est moins émotionnel, moins touchant, mais il sonne toujours bien.
Oui les morceaux débordent moins de feeling, sont moins travaillés et ont des structures plus simples (Voir dépouillées), mais plusieurs d'entre eux ont pas mal la pêche.
Finalement "Vitalogy" est un album de rock garage plutôt pas mauvais, évoluant entre morceaux énergiques et titres plus lents, dépouillés ou relativement expérimentaux... Pas de quoi l'écouter en boucle, et tout son contenu ne me plaît pas trop, mais une fois de temps en temps...
C'est comme ça quand on a vraiment mis le paquet, on ne peut pas le mettre une deuxième fois, à moins de vraiment prendre le temps de se retrouver (Un délai impossible à tenir dans le rythme album/ tournée/ album/ tournée).

08/06/2011

SINEAD O'CONNOR - "Universal mother" CD. 1995.

Il y a des musiciens comme ça qu'on a raté, car ils ont eu du succès durant quelques années, juste avant qu'on s'intéresse à la musique, puis d'un coup plus rien... Silence radiophile presque total...
Alors comme j'ai trouvé ce disque dans une braderie pour presque rien, et que le nom me disait quand même un petit quelque chose, j'ai tenté le coup...
Maintenant, voyons voir ce que vaut le contenu musical: Après une intro assez courte arrive le premier morceau: "Fire on Babylon", un titre mid tempo assez cool que je qualifierais de "trip hop". Musicalement on est proche de MASSIVE ATTACK entre "Blue lines" (Pour le côté cool) et "Mezzanine" (Pour le côté frais et assez atmosphérique, pas pour la relative violence), alors que le chant me fait penser à BJORK... D'ailleurs ce type de morceau aurait pu figurer sur un album de l'Islandaise, mais Sinnead semble avoir un peu plus de coffre et des facilités à tenir des notes sur la longueur... Il y a dans ce morceau une certaine tristesse, une certaine intensité et j'aime bien quand elle s’énerve sur plusieurs mots... C'est un titre cool, l'album commence bien! A la première écoute je m'étais dis que ca allait le faire!
Et à ce moment arrive la suite...
C'est clairement beaucoup moins vivant, beaucoup plus zen et épuré... Les rythmes disparaissent quasi totalement, tout comme le trip hop ou le rock (Qui lui n’apparaîtra pas)... Quelques influences de pop proches des Cranberries peuvent réapparaître, mais l'ensemble est tellement, tellement calme...
Souvent le chant est exclusivement accompagné de piano, parfois de violons, de guitare sèche discrète ou d'autres chants... Vous l'avez peut être compris, tout est basé sur le chant et semble l'accompagner de façon assez discrete. Les thèmes sont tellement zen et épurés qu'ils me donnent assez envie de dormir: Je pense par exemple à une chanson pour rassurer un nourrisson, à un hymne à la quiétude régnant dans un couvent, ou à des chants de moines...
Pour moi ce disque ne se résume qu'à un morceau: "Fire on Babylon", le reste m'ennuie trop pour avoir envie de m'y replonger! C'est un gros FLOP!
Par contre le premier album de Sinead intitulé "The lion and the cobra" était bien plus cool, plus vivant, rock et avec pas mal de bons morceaux... J'en ferais une chronique à l'occasion.

09/05/2011

EROTIC DISMEMBERMENT Zine #6

Je lis ce fanzine depuis plusieurs numéros, et il me donne régulièrement l'impression d'être le petit frère plus poli et moins provocateur de DEFIANCE OF GOTHIC NIRVANA: Le type de contenu est assez similaire, des chroniques de musique tantôt underground, tantôt très underground, allant du métal plus ou moins extrême jusqu'au noise, à l’expérimental (Avec quelques touches de choses très variées quand ça lui tombe dessus), des chroniques de vieilles VHS, des interviews de groupes plus ou moins "sérieux" (Celle de SHACKLES est pas mal, celle de KOLOB TRUST FUND fait plus discussion entre potes) et 2/3 trucs comme des live reports ou des articles sur les musiciens cultes décédés (Cramps, Stooges, Ramones), sur un éventuel film (Le remake de "A nightmare on Elm street")... Mais le ton est beaucoup moins tordu, moins sarcastique ou délirant que DEFIANCE O.G.N, on est plus face à un fanzine classique d'amateur de musique, avec la différence peut être qu'il a des goûts assez variés, et qu'il a un penchant pour les trucs très underground comme les enregistrements noise expérimentaux qui demandent plusieurs kilos d'herbe avant de dévoiler quelque chose (Si parfois c'est pas juste un effet du Thc?)
Tous les textes ont été tapés sur Pc, avec du cut'n paste par-ci par-là pour illustrer, des flyers, des trucs qui sortent de nulle part... Faudrait peut-être arranger le visuel, il pourrait être plus aguicheur...
En fait si on prend en compte la moyenne des fanzines et de ce que je peux lire sur le web, je dirais que le contenu n'est pas très personnel (Ou plutôt: pas très original), c'est un fanzine fait par un amateur de musique underground qui a du dépasser la trentaine, avec ses préférences pour les K7s, les vinyles et les choses de son époque, avec ses moments de parler franc et ses "goûts de merde", avec ses hauts et ses bas... Je ne pense pas que le contenu fasse trembler ton volcan interne, mais c'est quand même pas mal à lire: On évite la langue en plexiglas de la presse pro (C'est un fanzine), c'est assez varié, les chroniques ne sont pas courtes, et l'éditeur ne débarque pas non plus... Il m'a dit qu'il n'était pas très satisfait par ce numéro, et j'ai du un peu insister pour le recevoir... Enfin il n'y a quand même pas de quoi en avoir honte... (52 pages A4, écrites en anglais)
c/o Sephirotic publishing, Po Box 190702, ST LOUIS, MO 63119, USA.

LE MOIGNON Zine #2

Plutôt qu'aller cliquer sur Wikipedia pour repiquer une définition du terme "moignon",
je vais dans cet exposé préférer m'intéresser à une manifestation résultant de l'amputation: La pathologie du membre fantôme qui désigne le fait pour une personne amputée de toujours ressentir la présence de celui-ci, le plus souvent de façon douloureuse.
Le choix de cette pathologie n'est pas innocent, de nombreuses années d'analyses periscathologiques m'ont permis d'arriver à un diagnostic efficace, express et sur... Et je peux te l'affirmer sans aucun doute, lecteur borgne, les membres participants au fanzine "Le moignon" sont tous sujets à la pathologie du membre fantôme, plus particulièrement au niveau du caleçon (Pour ne pas être plus précis).
Alors, que peut-on bien trouver de beau dans celui-ci, comme il serait en quelques sortes "vide"? La réponse pourrait être sanguinolente, mais les plaies ayant eu bien le temps de cautériser, prenons le moignon par les cornes et analysons ce qui en ressort: Principalement de la Bd, du dessin et du graphisme, indépendants et undergrounds.
Les dessins et BDs de Lentéchris sont classes, même s'ils sont parfois un peu faits dans l'urgence une épaisseur et une certaine grosseur en ressort.
Les photos de Techno Bill sont pas dégueux, certaines sont assez expérimentales ou étranges (Alors que d'autres, bof).
Nagawika est présent pour une Bd (J'ai aimé l'idée de remplacer le contenu des bulles par des dessins, mais il a déjà fait des choses plus expressives ou marrantes) et une illustration marrante (Le deltaplane sans bras, c'est cool...).
On trouve aussi une Bd sur Riton le keupon (Qui fait trop brouillon), un petit guide de l'utilisation de la hache en ville (Marrant et illustrations classes), quelques articles (Un sur la lobotomie télévisuelle, un autre sur l'historique du hooliganisme qui montrerait que c'était moins beubeu avant(?)), des poèmes (Qui ne m'ont pas trop parlé) et 2-3 illustrations en plus. J'ajouterais qu'il y a souvent de l'humour, que c'est assez décalé ou branleur...
Donc pour conclure, sans faire apparemment trop de léchage de plaies, je dirais à ceux cherchant de la Bd underground pas trop prise de tête (Ou un moment de relaxation sans bandages) que "Le moignon c'est bon, mangez en".
Email: christophe.lente(a)gmail.com

05/05/2011

SEPULTURA - "Slave new world" MCD. Digipack. 1994.

Autant j'ai un peu de mal à réécouter les albums de SEPULTURA sortis à cette période (Dans le cas présent "Chaos A.D": Trop simple, trop lourdaud... Même s'il y a quelques ambiances et des guitares dissonantes intéressantes, pour moi c'est simplement trop... chiant) autant les morceaux bonus des singles ça le fait bien!
Alors ça commence avec "Slave new world", un morceau tiré du disque cité précédemment, il me plaisait bien à l'époque quand j'avais quatorze ans... Le problème est que ce mélange plutôt tempo moyen de thrash et de hardcore, une fois qu'on est passé par le Death metal, le Brutal death, le grindcore et tout ce que le métal propose d'extrême, et bien ça ne fait plus trop d'effet, voir ça endormirait... Aux premières écoutes c'était sympa, assez destroy et puissant, mais le morceau doit être un peu trop basique pour tenir la route plus de 16 ans... Le solo assez dissonant est quand même sympa,
et je ne dois plus être trop réceptif au côté "fédérateur" des parties vocales du chanteur (Que je ne nommerais pas) qui pourraient encore fonctionner chez d'autres auditeurs....
Après, "Crucificados Pelo sistema" est une reprise des RATOS PORAO, du punk à touches crust: Simple, rapide, court, énergique. Une reprise sympa assez énergisante. (J'avais écouté un album de ce groupe, du thrash punkisant, mais c'était nase... J'avais pas du tomber sur le bon).
Ensuite "Drug me" est un bon petit morceau qui pète, une reprise des DEAD KENNEDYS, mélange entre thrash et punk (Qui pourrait presque faire dans le grind s'il y avait du blast). J'aime le chant: On dirait que le vocaliste (Que je ne nommerais pas) est survolté, il semble coincé dans des fils de fers électriques barbelés! Il débite les mots, débite les maux, et y'a un petit côté bizarre dans ce chant... C'est rapide tout le long, guitare bien rapide en aller-retours, bons petits breaks. Une bonne petite reprise. (La meilleure piste de ce mini en ce qui me concerne)
Et pour finir, une version live de la reprise de MOTORHEAD intitulée "Orgasmatron"...
Un titre assez différent des morceaux les plus connus du groupe à Lemmy, car il n'est ni speed, ni rock n'roll... C'est mid tempo, presque lourd... Simple, bête, accrocheur, voir entêtant... Et ca collait si bien au style de Sepultura de l'époque qu'ils le jouaient très souvent en concert.
(Attention lecteur pointilleux: La boîte de ce Digipack était également prévue pour stocker un deuxième CD, mais comme je n'avais jamais réussi à le trouver (En 1994-96 le web c'était inconnu au bataillon) et bien ma boîte est restée à moitié vide et cette chronique n'en parlera pas...

27/04/2011

DAS ICH - "Anti'christ" CD 2002


Ce disque, ça serait un des meilleurs de DAS ICH! Je l'ai entendu dans le christophone.
Le christophone, le premier téléphone en cabine qui te permets de joindre directement le christ. Confessions intimes, prophéties du canton, toutes tes questions trouveront ici leurs réponses les plus éclairées. (En option: Petit rideau rouge-bordeau pour un effet plus "Vatican", et pour les plus bavards, jet d'eau rince postérieur inspiré des meilleures toilettes modernes)
Je ne sais pas pourquoi, mais LAIBACH ont du se faire piquer la place pour les génériques d'attente dans ces fameuses cabines (Auxquelles il ne manquerait plus que les "glory holes"). Mais à l'écoute de ce disque, ont comprend un peu comment DAS ICH on pu remporter le concours avec leur dark electro qui prend ici des tournures plus symphoniques, avec des orchestrations inspirées du classique assez bien tournées, tout en restant adéquates à leur univers: C'est sombre, parfois triste, parfois étrange, plus ou moins austère...
On est pas loin d'un autre de leurs disques intitulé "Staub" (Du dark electro aux rythmes et compositions assez recherchées, qui ne sont pas impénétrables et gardent des parties plus abordables), mais en plus symphonique... D'ailleurs j'apprécie le fait que le côté "symphonique" n'ait pas ramolli le tout: Ca reste rythmé, et même si ce n'est pas forcément leur disque le plus sombre (J'y trouve un peu de lumière, notamment dans certains chœurs, et la nostalgie présente n'est pas 100% chargée en carbone), il contient son lot de moments marquants et de passages intenses.
"Anti'christ" est dans la bonne moyenne de la petite dizaine d'albums de DAS ICH que je connais, pas certain que ce soit leur meilleur (J'me méfie quand quelqu'un se fait passer pour Jésus au téléphone, fait pas déconner) mais il y a peu de risque de réelle déception pour quelqu'un aimant ce style.